samedi 29 septembre 2012

Allaiter (ou pas)

Ça fait longtemps que l'envie d'écrire sur l'allaitement me travaille - comme sur le sommeil des bébés. J'ai renoncé plusieurs fois, par flemme, parce que je n'avais pas trouvé de titre percutant (toujours pas, d'ailleurs) ou parce que ce que j'avais envie de dire avait été écrit ailleurs de manière beaucoup plus talentueuse, ici ou
Aujourd'hui, j'assume. Ceci n'est pas un billet pédagogique sur l'allaitement, c'est un billet d'humeur. Je suis consciente du potentiel inflammable du sujet, mais tant pis, trop d'histoires autour de moi m'ont énervée récemment.

Je suis pro-allaitement. D'ailleurs, être "anti-allaitement" est pour moi aussi dépourvu de sens que de vouloir mener sa grossesse dans un utérus en plastique. Je suis un mammifère, je porte mon bébé neuf mois, je l'allaite. Aussi simple que ça. Enfin en ce qui me concerne.
Je suis pro-allaitement, donc. Même qu'il m'arrive de faire de la provoc' Darwino-physiologique sur le thème des "dents de lait" ou de la durée de l'allaitement chez nos cousins les grands singes. 

En revanche, je suis parfaitement capable de concevoir que ce qui est pour moi une évidence
ne coule pas toujours de source  pour d'autres mamans ou futures mamans. Et pour cause: quoi que disent certains (dont Élisabeth Badinter) sur la pression subie par les femmes pour allaiter, on est quand même dans une culture du biberon, passée la période néo natale - il suffit de voir les taux d'allaitement maternel à 1 mois!
Les copines n'allaitent pas, ou pas longtemps, les mères n'ont pas allaité, ou pas longtemps, les unes comme les autres ont parfois été mal conseillées, et de nombreuses idées reçues ont la vie dure... À partir de là, pas facile pour une future maman de se projeter dans une histoire d'allaitement, si ça n'est pas une évidence pour elle.
Puisque l'accompagnement familial fait défaut, à nous, médecins, sages-femmes, personnels de santé qui intervenons pendant la grossesse, d'informer au mieux la future maman pour qu'elle puisse faire son choix en connaissance de cause.
Parce que, oui, même si je suis pro-allaitement, je crois profondément au respect des choix de chacune. Encore faut-il que ce choix soit basé sur des informations solides, et pas des idées reçues, que celles-ci soient véhiculées par l'entourage ou les médecins.


Certes, la formation des médecins sur l'allaitement maternel est quasiment inexistante, et la plupart d'entre eux sont des grosses brêles sur le sujet. Moi-même, si je ne m'étais pas auto-formée à l'occasion de difficultés d'allaitement avec mon aînée, je ne serais probablement pas très forte. Mais même sans être super au point sur le sujet, si tous les généralistes et pédiatres faisaient l'effort de lire le guide publié par l'Inpes, ils diraient moins de conneries. 


Ça me scie, en 2012, de savoir qu'il y a encore des pédiatres qui disent aux mamans que si le bébé ne grossit pas assez c'est parce que leur lait "n'est pas bon"; d'autant plus quand elles relaient l'info (intox!) à leurs copines sans enfants... En l'occurrence je soupçonne cette maman-ci d'avoir été poussée à allaiter, et d'avoir été soulagée de "devoir" arrêter pour cause de lait "pas bon". Un beau gâchis.
Gâchis encore, cette maman qui allaitait avec bonheur sa deuxième puce, mais dont la pédiatre a décrété, à 6 mois, que "ça suffisait" et qu'en outre il fallait la diversifier pour qu'elle "fasse ses nuits". Grrrr, quoi.
Gâchis toujours, cette maman qui allaite "parce que c'est mieux", mais qui n'aime pas ces moments-là et en vient à chronométrer et limiter la fréquence des tétées.


Je crois sincèrement que la meilleure raison d'allaiter, au delà des bénéfices réels ou supposés, est d'en avoir envie.
De même, la meilleure raison (voire la seule qui tienne la route...) pour NE PAS allaiter est de NE PAS en avoir envie.


Être bien informée, savoir à qui s'adresser en cas de problème, et ne pas laisser quiconque, médecin ou belle-mère, saper notre confiance et faire foirer notre allaitement.
Être bien informée, suivre son envie, et biberonner avec joie et sans culpabilité.
Être bien informée, suivre son envie, et allaiter plus de 6 mois, voire plus d'1 an.




Et pourquoi pas?


Edit du 30 septembre :

On (un homme) me fait remarquer sur Twitter que, je cite "Allaiter 6 mois ou un an c'est bien... Pour une femme au foyer. A moins d'aimer la vie de vache laitière et faire des stocks."
Pouf, pouf (comme disait le regretté Pierre Desproges).

Pipelette a été allaitée 21 mois, dont 2 en exclusif. J'ai repris le travail quand elle avait 3 mois. Etant déjà en mixte, les tirages du midi servaient surtout à maintenir la lactation, et j'ai arrêté quand elle avait 8 mois.
Clownette a été allaitée 30 mois, dont 5 en exclusif.  J'ai repris le travail (à 80%) quand elle avait 4 mois; quand je n'ai plus réussi à suivre au niveau des tirages j'ai introduit du lait en poudre sans grands états d'âme (à l'impossible nul n'est tenu, toussa) ; ça nous a valu 3 semaines de grève du biberon, mais c'est une autre histoire... J'ai maintenu malgré tout 1 à 2 tirages par jour jusqu'à ses 9 mois.
Souricette aura 4 mois dans quelques jours, et on débute l'adaptation à la crèche mardi, pour une reprise du travail 2 semaines plus tard (à temps partiel au début). J'ai prévu de tirer mon lait, et si la demande dépasse l'offre, je passerai en mixte ; so what?

Vous voyez, monsieur, qu'on peut très bien allaiter longtemps et reprendre le travail (même en travaillant beaucoup plus que moi, certaines de mes consoeurs peuvent en témoigner).
Les séances de tire-lait ne sont certes pas une partie de plaisir ; pour autant je ne me suis JAMAIS perçue comme une vache... Juste une maman qui fait de son mieux pour poursuivre l'allaitement.
Et croyez-moi, le premier "tétée" balbutié par un bambin souriant compense toutes les laborieuses séances de pompage...

mardi 25 septembre 2012

Crevettes à l'ananas et au curry

J'avais envie de tester une recette de velouté de petits pois au Morbier et Saint-Jacques... mais il paraît que c'est pas encore la saison des coquilles.
J'ai voulu me rabattre sur des crevettes curry-coco, mais je n'avais plus de lait de coco.
Alors j'ai improvisé avec les moyens du bord. Et le résultat, ma foi, était suffisamment satisfaisant pour que je le publie ici. En prime, c'est très rapide à préparer, le plus long étant de décortiquer les crevettes...


Ingrédients (pour 2 personnes)

10 grosses crevettes crues
1 petite boîte d'ananas au sirop
2 tiges de céleri branche
1/2 poivron jaune
1/2cm de gingembre frais
1 cuill à soupe de curry en poudre
1 cuill à café de Maïzena
20cl de crème fraîche épaisse
1 cuill à soupe de sauce soja
un peu d'huile (tournesol ou arachide)
Coriandre ciselée (fraîche ou surgelée, très pratique!)

Décortiquer les crevettes.
Hacher grossièrement le gingembre frais ; émincer le poivron et le céleri. Couper les tranches d'ananas (garder un peu de sirop).
Dans un wok ou une sauteuse,  faire chauffer un peu d'huile sur feu vif. Quand elle devient fumante, y faire revenir le gingembre pendant 10 secondes, puis les crevettes.
Ajouter ensuite le céleri et le poivron. Laisser colorer quelques instants puis ajouter les morceaux d'ananas. Baisser le feu
Saupoudrer de curry, bien mélanger, puis faire de même avec la Maïzena. Verser la sauce soja, 1 cuill à café du sirop, puis la crème fraîche. Faire réduire et épaissir quelques minutes en mélangeant régulièrement.


Servir avec du riz blanc et parsemer de coriandre. Et voilà un bon petit repas du soir vite fait bien fait!







lundi 24 septembre 2012

Almond Toffee Bars

Une variante des English Toffee Bars, pour laquelle j'ai - une fois de plus - honteusement emboîté le pas à Manue.
Quelques ajustements minimes de la recette initiale, et un résultat... totalement addictif!

Ingrédients :
Pour le sablé :
175 g de farine
120 g de sucre roux
75 g de beurre doux
1/2 cuillère à café de fleur de sel (ça change TOUT! )

Pour le topping :
100 g d'amandes
125 g de chocolat noir, au lait et blanc en pistoles
50 g de sucre roux
1 sachet de sucre vanillé
50 g de beurre demi-sel
50g de beurre doux

Préchauffer le four à 180° C. 
 
Préparer le sablé : mélanger du bout des doigts la farine, le sucre, la fleur de sel et le beurre, puis verser le tout dans un moule carré de 20 cm de côté tapissé de papier sulfurisé, en tassant bien à l’aide du fond d’un verre.
Recouvrir d'amandes.

Préparer le toffee : faire chauffer le sucre roux, le sucre vanillé et le beurre jusqu’à ce que le mélange épaississe et commence à colorer. Verser immédiatement sur les amandes, puis enfourner pendant une quinzaine de minutes. 
A la sortie du four, répartir immédiatement les pistoles de chocolat sur toute la surface.

Laisser refroidir complètement avant de découper en petits carrés (ou en rectangles si on veut vraiment respecter l'idée des "bars").




"Allô, l'addictologue? Je crois que j'ai un problème..."

dimanche 23 septembre 2012

Lotte rôtie, beurre blanc vanillé

Ou comment transformer un exercice imposé (assurer le déjeuner du dimanche chez le beau-père) en délicieux repas, raffiné sans être compliqué à réaliser...

Ingrédients (pour 4 personnes)

1 queue de lotte d'environ 1kg
2 feuilles de laurier
sel, poivre, huile d'olive
2 gousses de vanille
1/2 cuill à café de sucre en poudre
10cl de vin blanc sec
1 échalote
10cl de crème liquide
100g de beurre semi-sel

Préchauffer le four à 210°C.

Fendre les gousses de vanille, les placer dans une petite casserole avec le vin et le sucre. Réserver.

Débarrasser la queue de lotte (préalablement pelée par votre gentil poissonnier) d'un maximum de "membrane": celle-ci se rétracte en cuisant et donne une texture caoutchouteuse que personnellement je trouve fort désagréable. Passer la queue de lotte sous l'eau froide, l'essuyer avec du papier absorbant.
Huiler légèrement un plat à four, y déposer les feuilles de laurier. Placer la lotte au dessus, la badigeonner d'huile d'olive, saler, poivrer.
Enfourner à mi-hauteur, pendant 25 minutes environ.

Préparer le beurre blanc :
Hacher grossièrement l'échalote.
Porter à ébullition le vin blanc (avec la vanille), puis y jeter l'échalote. Faire réduire jusqu'à obtenir environ 2 cuillères à soupe de liquide, puis baisser le feu et incorporer la crème.
Laisser réduire de nouveau en tournant sans arrêt.
Couper le beurre bien froid en gros dés ; les ajouter un par an en fouettant pour "monter" la sauce.
Verser le beurre blanc dans un bol en le passant au chinois ; fouler pour bien récupérer toutes les saveurs. Réserver (on peut éventuellement placer le bol au bain-marie en attendant de servir).

Quand la lotte est cuite, la découper en tronçons ; servir aussitôt avec du riz blanc et napper de beurre blanc vanillé.
Se régaler, et recevoir avec grâce (nan j'déconne) les compliments des convives.



NB cette sauce fait merveille aussi avec du saumon (c'est ça le machin rose en arrière-plan sur la photo). Mais la lotte a quand même plus de classe.

lundi 17 septembre 2012

Dodo, l'enfant do...

Attention, sujet sensible...




P. a 3 mois. Elle a toujours dormi dans son berceau, dans sa chambre, depuis le retour de la maternité. Le cododo? Ses parents ont essayé une ou deux fois, mais tout le monde a mal dormi.
Elle est allaitée, en mixte depuis ses 2 mois, mais la nuit les biberons sont proscrits, trop contraignants par rapport aux tétées. Elle a petit à petit espacé ses réveils nocturnes, d'elle-même, et maintenant elle dort de 21h30 à 6h30, ses parents sont contents.
Par la suite, elle aura des phases où elle se réveillera de nouveau la nuit, notamment entre 4 mois 1/2 et 6 mois, puis entre 8 et 10 mois. Elle sera rendormie le plus souvent au sein, parfois en berçant. Une nuit de grosse fatigue, ses parents tenteront le" laisser-pleurer" qui semble si bien marcher pour d'autres bébés. Elle s'endormira au bout de 45 minutes de pleurs, pour se réveiller de nouveau 20 minutes plus tard. Ses parents se promettront de ne jamais réessayer.
Malgré l'intervention systématique d'un parent pour la rendormir, P. finira, vers 10 mois, par ne plus se réveiller la nuit (ou très exceptionnellement).

C. a 3 mois. Depuis la maternité, elle n'a pas dormi plus de 3h de suite, et surtout quasiment jamais ailleurs que sur sa mère, de jour comme de nuit. La poser, même profondément endormie, déclenche un fort réflexe de Moro et la réveille instantanément. Alors, puisqu'il faut bien dormir, sa maman dort avec son bébé contre elle, voire sur elle, et la porte en écharpe quasiment toute la journée.
C. est allaitée exclusivement ; elle tétouille beaucoup, aussi, et sa maman a parfois l'impression de lui servir de tétine. Elle continuera toutefois longtemps de la rendormir au sein la nuit, parce que c'est la solution la moins fatigante pour tout le monde.
La laisser pleurer? C'est contre les convictions des parents. D'ailleurs, depuis que la nounou a abandonné l'adaptation après 4 heures de pleurs ininterrompus, ils n'ont pas très envie de tenter l'expérience...
Par petites étapes, C. dormira un jour dans son lit, d'abord pour la première partie de la nuit suivie de cododo, puis pour toute la nuit. Elle se réveillera toutes les nuits, 2 à 3 fois par nuit, et sa maman lui donnera une mini-tétée pour la rendormir, jusqu'à 21 mois ; elle aura bien conscience que ces "câlins" nocturnes entretiennent potentiellement les réveils, mais n'aura pas l'énergie de chercher une alternative jusqu'à cet âge. 
C. ne dormira sans interruption que vers 2 ans, et restera une petite dormeuse.

S. a 3 mois. Elle dort dans son berceau à côté du lit de ses parents en début de nuit, et sa maman la prend en cododo au premier réveil nocturne, bien calée avec le coussin d'allaitement.
S. est allaitée exclusivement. Sa maman lui donne le sein à la demande, et la rendort au sein la nuit. Elle ne laisse pas pleurer.
Sans effort particulier de sa maman, S. a espacé progressivement ses tétées nocturnes et allongé sa "première tranche" de sommeil. La nuit dernière elle a dormi de 22h30 à 5h30, a tété, puis s'est rendormie jusqu'à 8h10 - heure à laquelle il a fallu la réveiller pour emmener les soeurs à l'école.

Le point commun de P., C. et S. ? Ce sont mes filles. Trois bébés, les mêmes parents et globalement la même façon de faire, et pourtant des nuits tellement différentes!

Si je vous dévoile tout ça, c'est qu'hier ma belle-soeur m'a raconté qu'une de mes consoeurs généralistes avait dit à une de ses amies (de ma belle-soeur, l'amie, pas de la toubib!), à propos de son fils : "Maintenant il DOIT faire ses nuits. Alors quand il pleure, vous y allez, vous lui dites 'Non, tu dors!' et surtout vous ne le prenez pas." Ce bébé ayant l'âge de ma Souricette (un peu plus de 3 mois donc), ce conseil - à la limite de l'injonction péremptoire - m'a choquée.

En temps que médecin, ça me choque/gêne toujours d'être mise face à ce besoin de tout contrôler qu'ont certains de mes confrères, notamment chez les bébés (il DOIT dormir à tel âge, il DOIT manger 31.2g de légumes avec 14.6g de pomme de terre - j'exagère mais à peine...
Par ailleurs j'estime que lorsque les parents nous demandent un conseil, par rapport au sommeil notamment, il est de bon ton de faire abstraction de ses convictions personnelles pour leur donner une information fiable ; à eux ensuite de l'adapter à leur mode de vie. Ainsi, ce n'est pas parce que le cododo ME convient qu'il conviendra à toutes les mamans ; ce n'est pas parce que JE trouve barbare de laisser pleurer un bébé que c'est forcément être un mauvais parent que de le faire (cf l'étude australienne rapportée ici).
Or, affirmer qu'un bébé de moins de 3 mois DOIT "faire ses nuits", c'est véhiculer une fausse information. D'une part, quand on dit "faire ses nuits", les parents novices comprennent souvent "dormir toute la nuit comme un adulte" ; mais le sommeil d'un nourrisson n'a rien à voir avec celui d'un adulte, et généralement on admet qu'il "fait ses nuits" quand il enchaîne 5 heures de suite. D'autre part, le sommeil du bébé s'organise progressivement, en lien avec la maturation cérébrale, au cours de sa première année de vie ; généralement il devient assez structuré entre 4 et 6 mois, mais ça peut être plus tôt, comme plus tard - il n'est ni rare, ni pathologique qu'un bébé continue de se réveiller la nuit entre 6 et 12 mois (voire plus tard).

En tant que maman, je trouve très culpabilisant cette obsession du 'il/elle fait ses nuits?' Parce que la critique est implicite dans le cas contraire : si ton bébé ne dort pas toute la nuit, c'est forcément que TU fais quelque chose de travers (tu l'as mal habitué, tu l'écoutes trop, c'est la faute à l'allaitement, tu devrais faire comme Machine qui l'a fait dormir dans le garage pour ne pas l'entendre et en 2 nuits c'était réglé...)
Mais au secours! Lâchez-nous la grappe! Ce n'est pas un concours de dressage! Alors oui, au bout de 10 minuscules semaines la plupart des mamans doivent retourner travailler et c'est très dur quand on manque de sommeil ; mais les bébés n'y sont pour rien, et affirmer qu'ils DOIVENT à cet âge laisser dormir leurs mamans est à mon sens toxique, que l'affirmation vienne du médecin, de la belle-mère ou de la concierge.
Toxique, parce que si on n'y arrive pas, si notre bébé n'est pas ce petit être complaisant qui comprend illico que ce serait sympa de laisser dormir maman, si on est viscéralement incapable de le laisser pleurer, si on n'a pas envie de passer des heures à tourner en rond avec un bébé hurlant alors qu'il est si simple et si doux de se rendormir en donnant une tétée...
Ben on se sent parfois bien seul(e), et il ne faudrait pas s'aviser de venir se plaindre parce qu'on a choisi sa croix...

Je me suis sentie parfois très seule avec les non-nuits de ma Clownette. Mais depuis j'ai repris les remplacement en médecine générale, et j'ai découvert qu'en abordant le sujet avec délicatesse, de nombreuses mamans reconnaissent que leur enfant se réveille la nuit jusqu'à 1 an, voire 2 ans. Qu'elles n'osent généralement pas le dire parce qu'on leur fait sentir que c'est de leur faute. Et que ça les soulage de pouvoir en parler sans être jugées, et de savoir que ce n'est pas rare.

Alors stop. Arrêtons de vouloir formater les bébés et de culpabiliser les mères. Sachons lâcher prise, comme le dit la Poule Pondeuse bien mieux que je ne saurais le faire...




vendredi 14 septembre 2012

Cake au roquefort, lardons et raisins secs

J'aime beaucoup les cakes salés, faciles et rapides à faire, pratiques pour un repas du soir pas trop lourd avec une salade verte.
J'aime beaucoup, donc. Mais dans les réunions de famille, fêtes de l'école, ou autres festivités où chacun amène "un truc à manger", j'évite généralement ceux des autres (sympa la fille, hein?) Parce que souvent trop secs et/ou trop fades. 

Pour éviter ce double écueil, ma parade est de, primo, ne pas lésiner sur la garniture, qui apporte goût et texture ; secundo, surveiller la cuisson et sortir le cake du four dès que le dessus prend une couleur "caramel blond" (cf la photo ci-dessous, j'ai bon pour la nuance?)


Aujourd'hui, cake inspiré par le contenu de mon frigo: une barquette de roquefort oubliée au fond du bac à légumes, et des lardons presque pas périmés... Et des raisins secs pour la touche de douceur!

Ingrédients
 
150g de roquefort
100g de lardons (ou allumettes de bacon)
50g de raisins secs
150g de farine
1 sachet de levure
3 oeufs
10cl d'huile (de tournesol par exemple)
12.5cl de lait tiède
50g d'emmenthal râpé
poivre




Préchauffer le four à 180°C.
Découper le roquefort en gros dés.
Dans un saladier, battre les oeufs en omelette; ajouter progressivement la farine et la levure, bien mélanger. Verser ensuite l'huile, le lait, le fromage râpé, toujours en mélangeant bien. 
Poivrer généreusement, ne pas saler.
Ajouter à la pâte le roquefort, les lardons et les raisins secs.
Verser dans un moule à cake chemisé de papier cuisson.
Enfourner pendant 20 à 25 minutes. Servir chaud ou tiède. 


mardi 4 septembre 2012

Bzzz, bzzz, bzzz...

(pour ceux qui ne l'aurait pas reconnu, c'est le bruit du buzz)

L'opération #PrivésDeDéserts a bien, voire même très bien fonctionné, et ce n'est pas fini. Cette capacité de faire réagir, médiatiser si vite par le biais des réseaux sociaux me laisse songeuse.

Si vous voulez suivre les évènements:
Dominique Dupagne a publié ceci ce matin, repris par certains des copains.
Yem a recensé ici les médias qui en parlent.
Et Biche a raconté en live la folle journée d'hier.

...to be continued...